Données de l’enquête de Juillet 2013

3a-revenus-2190e

Les revenus moyens à La Réunion, ce sont les travailleurs payés au SMIC et légèrement au-dessus. Ils ont vu une hausse de leur niveau de vie, notamment grâce au RSTA et à la prime COSPAR. Pour les plus pauvres, rien n’a changé. Les 10% les plus nantis ont connu un ralentissement de leur enrichissement.

Taux de pauvreté selon la situation familiale Personnes pauvres (milliers ) Taux de pauvreté (%)
Ménage d’une seule 27,4 44 1 050
Ménages complexes 7,2 32 1 200
Familles monoparentales 113,2 65 800
Couple sans enfant 23,9 25 1 550
Couple avec enfant(s) 171,8 37 1 150
Ensemble 343,5 42 1050

À La Réunion, 65% des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté.

Les inégalités

Revenu mensuel maximal pour les 10% les plus pauvres Revenu mensuel médian : 50% des Réunionnais sont en dessous Revenu mensuel minimal pour les 10% les plus riches
Personne seule 540 1.070 2.720
Couple
– sans enfants 810 1.610 4.080
– avec un enfant 980 1.930 4.900
– avec deux enfants 1.140 2.250 5.720
Parent isolé
– avec un enfant 980 1.930 4.900
– avec deux enfants 870 1.710 4.360

La lecture de ce tableau permet de constater qu’à La Réunion, les agents titulaires de la fonction publique de catégorie A font quasiment tous partie des 10% les plus riches. En France, les mêmes agents font partie de la classe moyenne.

Le communiqué de l’INSEE

« En 2010, le niveau de vie médian des Réunionnais est de 1.070 euros par mois. Ce montant partage la population en deux parts égales, la moitié des Réunionnais ayant un niveau de vie inférieur à ce seuil. C’est 10,9% de plus qu’en 2007 en euros constants, c’est-à-dire une fois neutralisés les effets de l’inflation. Entre 2007 et 2010, malgré la crise, les revenus distribués aux ménages progressent en euros constants de 8,3% (+ 689 millions euros). Cette augmentation est beaucoup plus forte que la croissance démographique (3,3%).

Le niveau de vie progresse entre 2007 et 2010 pour 9 Réunionnais sur 10

L’augmentation profite à l’ensemble des ménages, sauf aux 10% les plus aisés. Les ménages aux revenus intermédiaires sont ceux qui profitent le plus de cette hausse, en particulier via la hausse des revenus salariaux et l’instauration du RSTA (Revenu Supplémentaire Temporaire d’Activité). Entre le quatrième et le septième décile, la hausse des revenus dépasse 9%.

Pour les ménages les plus défavorisés les revenus d’activité reculent mais sont compensés par une hausse des prestations chômage et des retraites. Les hauts déciles, ménages les plus favorisés, sont ceux qui progressent le moins. Le revenu disponible des 10% des ménages les plus aisés diminue même de 4,8% en euros constants.

Les salaires contribuent le plus à l’élévation des niveaux de vie

Ce sont les salaires qui contribuent le plus à l’augmentation des revenus entre 2007 et 2010. Ils expliquent 32% de la hausse du revenu disponible. La masse salariale totale progresse davantage que l’inflation (+ 4,3% en euros constants), tandis que l’emploi salarié se maintient globalement sur la période. La forte progression du salaire dans le revenu disponible des ménages réunionnais est renforcée par l’instauration du RSTA en 2009. Celui-ci contribue à hauteur de 14% à la hausse des revenus.

Les allocations chômage explosent, les retraites continuent de monter en charge

Les allocations chômage ont fortement augmenté (+ 70% en euros constants) : 42.600 chômeurs sont indemnisés en 2010, soit 16.000 de plus qu’en 2007. Ces indemnisations participent pour 25% à l’augmentation du revenu disponible total. Les revenus versés par les différents régimes de retraites sont en constante augmentation depuis une décennie et pèsent pour 21% dans l’augmentation totale des revenus sur la période.

Le taux de pauvreté recule

Sur la même période, en France métropolitaine, le niveau de vie médian augmente plus modérément : + 2,7% en euros constants tout comme le seuil de pauvreté qui s’établit à 935 euros par mois en 2010. Est considérée en situation de pauvreté, toute personne dont le niveau de vie est inférieur à ce seuil. Le taux de pauvreté atteint 42% en 2010 à La Réunion en recul de 4,5 points par rapport à 2007. La baisse du taux de pauvreté résulte de la croissance rapide des revenus intermédiaires à La Réunion, revenus qui se situent à proximité du seuil de pauvreté.

Les enfants et les familles monoparentales sont les plus vulnérables

En 2010, 343.000 personnes vivent à La Réunion sous le seuil de pauvreté. Parmi elles, la moitié vit avec moins de 690 euros par mois, un niveau de vie très éloigné de ce seuil.

Les familles monoparentales sont les plus touchées. Près des deux tiers sont concernés par la pauvreté. Viennent ensuite les personnes seules, pauvres à 44%, et les couples avec enfants (37%).

Les enfants sont particulièrement concernés par la pauvreté à La Réunion. Un enfant sur deux, soit 128.000 enfants vivent au-dessous du seuil de pauvreté. La situation des parents sur le marché du travail influe fortement : lorsque aucun parent ne dispose d’un emploi neuf enfants sur dix sont en situation de pauvreté. »

Taux de pauvreté : 42% en 2010

« Le taux de pauvreté à La Réunion atteint 42% en 2010. Une personne habitant à La Réunion a 4,6 fois plus de risque d’être en situation de pauvreté qu’une personne habitant en France métropolitaine. Le seuil de pauvreté est de 935 euros mensuels (hors revenus financiers non imposables). Est considérée en situation de pauvreté, toute personne dont le niveau de vie est inférieur à ce seuil. Le taux de pauvreté recule de 4,5 points par rapport à 2007.

Le seuil de pauvreté est calculé à partir du niveau de vie médian de France métropolitaine qui n’a progressé que de 2,7% en trois ans contre 10,9% à La Réunion. La baisse du taux de pauvreté résulte ainsi de la croissance rapide des revenus intermédiaires à La Réunion, revenus qui se situent à proximité du seuil de pauvreté. »

Situation plus grave aujourd’hui qu’en 2010

Le chômage est lié à la pauvreté. Depuis 2010, date des données de l’étude, il a augmenté de manière importante :

– Décembre 2010 : 116.360 travailleurs privés d’emploi et 142.542 inscrits à Pôle emploi

– Mai 2013 : 135.340 travailleurs privés d’emploi, et 166.920 inscrits à Pôle emploi

La situation s’est donc aggravée

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